"Moi j'aime les gens pour leur fragilité et leurs défauts.
Je m'entends bien avec les gens simples.
On peut parler. On commence par la météo, et peu à peu, on en vient à des choses importantes. Quand je les photographie, ce n'est pas comme si, observateur froid et scientifique, je les examinais à la loupe.
C'est très fraternel...
Je n'ai jamais bien cherché pourquoi j'ai fait des photos.
En réalité, c'est une lutte désespérée contre l'idée qu'on va disparaître. C'est un truc que je n'accepte pas bien, on ne devrait pas penser que toute action est provisoire et momentanée.
Je m'obstine à arrêter ce temps qui fuit...
La plupart de nos contemporains n'ont jamais pensé que tout est provisoire, c'est un sentiment désagréable.
Moi, je le pense et j'essaie de transmettre aux autre ce que je crois bon, beau."
Robert Doisneau
retour